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TradingRound 9 : Rien n’est réglé !

L’analyse d’aujourd’hui porte sur les séances du 28 au 31 janvier 2019. Aujourd’hui, je vous propose de faire le point sur les dossiers du moment, suite à l’analyse de la semaine dernière. Côté Brexit, le calendrier officiel prévoit l’entrée en vigueur du divorce européen le 29 mars prochain. Or, les relations futures des deux zones sont toujours aussi floues, à deux mois de l’échéance. Le 15 janvier, la Chambre des Communes a comme prévu massivement...
4 mois ago58222 min

L’analyse d’aujourd’hui porte sur les séances du 28 au 31 janvier 2019. Aujourd’hui, je vous propose de faire le point sur les dossiers du moment, suite à l’analyse de la semaine dernière. Côté Brexit, le calendrier officiel prévoit l’entrée en vigueur du divorce européen le 29 mars prochain. Or, les relations futures des deux zones sont toujours aussi floues, à deux mois de l’échéance. Le 15 janvier, la Chambre des Communes a comme prévu massivement rejeté le texte présenté par Theresa May et validé par les chefs d’Etats et de gouvernements de l’UE. La Première ministre a donc dévoilé un Plan B le 21 janvier. A ce stade, tout reste possible tant la situation semble paralysée. Nous l’avions déjà vu ensemble mais la possibilité d’un divorce sans accord (un “no-deal”) est le scénario craint par tous les acteurs, notamment les opérateurs boursiers. Malgré cette inquiétude, il faut garder en tête cette possibilité tant les négociations sont dans l’impasse.

 

Dans cette hypothèse, les biens échangés entre l’UE et le Royaume-Uni seraient soumis aux droits de douane négociés au sein de l’Organisation Mondiale du Commerce. Le taux moyen serait de 5% avec quelques exceptions comme dans le secteur automobile (10%). En parallèle, les camions de marchandises seraient soumis à des contrôles douaniers à la frontière, risquant de fortement ralentir les échanges. Les pays concernés ont commencé à prendre des mesures pour éviter une paralysie générale, notamment pour fixer à court terme le sort des citoyens Britanniques sur le sol français (et inversement). Même son de cloche avec les avions commerciaux pour lesquels les licences resteraient valables jusqu’à la fin de l’année. En somme, de légers répits pour se laisser encore un peu de temps dans ces négociations.

 

Malgré tout, May espère encore pouvoir sauver l’accord de divorce en le renégociant avec les partenaires européens. Ces derniers n’y semblent pas favorables à ce stade. Parmi les “nouvelles” options sur la table et dont parlent les médias et les politiques britanniques : l’option d’un report du Brexit au-delà du 29 mars. De plus en plus, cette possibilité semble ouverte tant le Royaume-Uni et surtout son secteur privé ne semblent pas prêts pour la date initialement prévue. A ce stade, seul le gouvernement de May peut en faire la demande mais il lui faudra obtenir la validation unanime des 27 pays de l’UE alors que les élections européennes approchent à grands pas … La date du 31 décembre 2019 est régulièrement évoquée et permettrait de poursuivre les tractations pour éviter un “no-deal”, au risque de prolonger la crise politique ! En parallèle, Airbus fait planer une lourde menace depuis quelques heures. Si le “no-deal” devait l’emporter, l’entreprise serait prête à quitter le Royaume-Uni comme l’a laissé sous-entendre jeudi 24 janvier son président exécutif, Tom Enders.

 

“Brexit : l’avertissement du patron d’Airbus aux Britanniques”

Source : Les Echos

 

Mardi 29 janvier, la Chambre des Communes doit à nouveau voter plusieurs amendements présentés par des élus. L’un d’entre eux permettrait à May d’obtenir un délai supplémentaire (jusqu’au 26 février) pour faire ratifier à la Chambre un accord sur le Brexit. Au-delà de cette date, si aucun compromis n’est trouvé, c’est le Parlement qui pourrait demander à l’UE de reporter au-delà du 29 mars l’application du divorce européen. Il y a tout de même encore un peu d’espoir pour le gouvernement. Hier, un article du journal britannique The Sun a mentionné la possibilité que le parti unioniste irlandais DUP soutienne le plan B de May à la Chambre des Communes. Et ce, en échange de conditions claires autour du “backstop” : le filet de sécurité dédié à l’Irlande une fois le Brexit pleinement appliqué. Dans cette hypothèse, May peut espérer arracher une majorité au Parlement mais rien n’est encore joué.

 

Quant à la guerre commerciale, de l’aveu du secrétaire américain au commerce (Wilbur Ross), la Chine et les Etats-Unis sont encore loin d’avoir trouvé un accord ! Pour autant, un compromis reste envisageable en attendant la validation d’un texte soldant le litige. Pour rappel, Pékin et Washington se sont fixées la date butoir du 1er mars pour trouver un accord. La semaine prochaine, une délégation chinoise doit se rendre à la capitale américaine pour poursuivre les négociations. Je chercherai à les suivre avec vous via mes séances quotidiennes et sur Telegram. A nouveau, toute déclaration allant dans le sens d’un compromis provisoire ou d’un accord durable permettrait de maintenir à la hausse les grands indices boursiers mondiaux. Pour l’heure, ils continuent d’évoluer sur cette dynamique grâce aux espoirs suscités par la fin de ce bras de fer. Mais je me montre prudent. Car si aucune validation n’est fournie d’ici le 1er mars, la menace de Donald Trump pourrait être mise à exécution.

 

Vous vous en souvenez certainement, mais le Président américain avait assuré de relever de 10% à 25% les frais de douanes sur 200 milliards de dollars de produits chinois importés, dès le 2 mars et faute d’accord. Ce dernier doit couvrir des domaines très larges et souvent sources de critique de la part de Washington envers Pékin : barrières douanières, transferts de technologies forcés, propriété industrielle … C’est pourquoi, je continue de me méfier grandement de cette hausse sur les indices, comme indiqué dans mes dernières séances quotidiennes. Je vais développer ce propos dans la partie technique de cette analyse.

 

Un mot enfin sur le Venezuela qui détient les plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde (avec près de 300 milliards de barils). Le pays ne faisait plus trop la Une des médias financiers ces derniers mois. Je vous invite à vous renseigner sur ses récentes actualités, notamment avec les sources en bas d’article. Un changement de régime n’est pas à exclure dans les prochains mois. Le Parlement national est la seule institution qui échappe au contrôle du Président Maduro, bien que ses pouvoirs aient été très largement réduits ces dernières années par l’exécutif. Le chef de cette institution, Juan Guaido, s’est autoproclamé mercredi 23 janvier Président du pays par intérim.     Certains pays occidentaux, dont les Etats-Unis, lui apportent son soutien. Jeudi, Nicolas Maduro a reçu l’appui de son armée pour contrecarrer ce support international apporté à Guaido. Le dauphin de Chavez a averti d’un risque de coup d’Etat. Le Venezuela a d’ailleurs coupé toutes ses relations diplomatiques avec les Etats-Unis. Une grande manifestation de l’opposition doit avoir lieu lors de la première semaine de février. Le sujet est grave mais les experts du dossier doutent que Maduro chute rapidement. Les exportations de pétrole du pays sont en baisse depuis plusieurs années déjà mais toute aggravation de la situation politique pourrait à nouveau entraîner un biais haussier pour le baril d’or noir, en cas de craintes sur les capacités de production et d’approvisionnement.

DAX30 : Représentation en unité de temps hebdomadaire (Heikin Ashi)

DAX30 : Représentation en unité de temps H4 (Chandeliers Japonais)

Suivi des scénarios de Trading

 

Point technique :

Comme indiqué en séances quotidiennes et ci-dessus, je reste très méfiant avec la hausse en cours sur les indices occidentaux. Je la trouve encore très fragile car le contexte général n’a pas vraiment évolué depuis le début de l’année. Mais puisque la frontière technique des 11 000 points a été rompue sur le DAX30, j’investis comme prévu à l’achat mais via de faibles amplitudes et des volumes réduits par rapport à ce que j’ai l’habitude de trader, par précaution. Pour le moment, l’indice allemand semble bloquer sur la frontière technique des 11 290 points, indiquée par les 78,6% de Retracement de Fibonacci placés en H4. Dans les prochaines séances, je chercherai surtout à surveiller si ce niveau est rompu pour viser des objectifs supérieurs, au travers des 11 340 et 11 390 points par extension. Un premier signal d’alerte quant à la dynamique haussière serait fourni en cas de sortie du canal ascendant tracé en H4.

 

Je maintiendrai également ma frontière technique sur les 11 000 points dans les prochains jours : tant qu’elle n’est pas rompue, je n’investirai pas à la baisse. Je mettrai à jour ces différents niveaux lors de la prochaine séance en direct, mardi 29 janvier à 19h15. A nouveau, toute avancée sur le front sino-américain ou au niveau du Brexit permettrait d’alimenter cette hausse du DAX30 d’ici le 1er février. Il faudra donc comme toujours suivre ces développements en temps réel, par exemple via Reuters. Un événement technique fort pour le DAX serait d’ailleurs le test de la grande résistance psychologique des 11 500 points. Si nous devions nous en approcher, je sortirais totalement du marché entre 11 475 et 11 525 par précaution, tant ces niveaux-clés psychologiques concentrent l’attention des opérateurs boursiers. A nouveau, soyez très prudents sur les marchés indiciels car cette hausse pourrait constituer un bull trap dans les séances à venir ! A suivre mardi soir …

 

Niveaux techniques :

  • Résistance 5 : 11 500
  • Résistance 4 : 11 400
  • Résistance 3 : 11 290
  • Résistance 2 : 11 210
  • Résistance 1 : 11 075
  • Frontière technique : 11 000
  • Support 1 : 10 925
  • Support 2 : 10 800
  • Support 3 : 10 770
  • Support 4 : 10 700
  • Support 5 : 10 585

 

Pour aller plus loin :

 

Dorian Abadie
Directeur Trading FWA

 

Article rédigé le vendredi 25 janvier 2019.

 

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