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Développement personnelRécit de vie – Le parcours de Gaultier Hazoumé

L’école de la vie « On est toujours plusieurs à rire en cours, mais on se sent ensuite très seul à la vue du sujet de l’examen ou devant le résultat de celui-ci. » Cette leçon est la plus importante de celles que j’ai pu apprendre lors de mes études qui furent d’une durée relativement restreinte. C’est aussi la deuxième leçon la plus importante que j’ai pu apprendre dans ma vie, qui est actuellement d’une durée de...
5 mois ago52311 min

L’école de la vie

« On est toujours plusieurs à rire en cours, mais on se sent ensuite très seul à la vue du sujet de l’examen ou devant le résultat de celui-ci. »

Cette leçon est la plus importante de celles que j’ai pu apprendre lors de mes études qui furent d’une durée relativement restreinte. C’est aussi la deuxième leçon la plus importante que j’ai pu apprendre dans ma vie, qui est actuellement d’une durée de 25 ans.

Entrepreneur, investisseur, apporteur d’affaires, grand amateur de trains, j’ai eu la chance de naitre au sein d’une famille aimante et de parents ayant connu des succès professionnels grâce à un travail acharné et une bonne dose de courage.

Néanmoins, du collège jusqu’au début de mes études supérieures, je n’ai fait preuve ni de travail acharné ni de courage.

Ayant connu de nombreux déménagements, j’ai pu acquérir la capacité de « m’enraciner » et me « déraciner » très vite d’un endroit ou d’un autre ; c’est ce qui m’a permis d’étoffer mon cercle d’amis et de connaissances.

Elève rêveur, je me contentais du minimum et mes professeurs m’ont toujours mis en garde contre ma tendance à en « garder sous la semelle ». Cependant ces avertissements ne me touchaient pas, tout simplement parce que je n’avais pas vraiment d’objectifs à atteindre.

 

Première épreuve

Ma vie a commencé à prendre une autre tournure lorsque mes parents nous ont annoncé, à moi et à mes sœurs, que nous connaissions d’importants soucis financiers. Malgré le succès professionnel, nous vivions au-dessus de nos moyens et tout cela s’est arrêté brutalement, au moment où j’entrais en faculté de Médecine, sans réelle conviction, en 2011 à l’âge de 17 ans.

Après l’équivalent de 3 semestres, j’ai décidé de stopper net ces études qui ne m’épanouissaient pas. En 2013 je me suis donc retrouvé à vivre chez ma mère, pendant qu’elle traversait un divorce.

J’étais perdu, je voulais simplement « gagner de l’argent » et je dois avouer que j’ai envisagé tous les moyens possibles pour y parvenir.

Dix mois durant, j’ai adopté un style de vie extrêmement improductif me nourrissant d’écrans, de jeux, de restes de repas et de grasses matinées, à me poser des questions concernant ma place dans ma famille, ma place dans la société, mes qualités, mes défauts.

 

Premier tableau d’honneur et première punition

Et j’ai obtenu une réponse à mes interrogations lorsqu’un ami du lycée est venu à ma rencontre pour me parler du marketing relationnel.

Souvent adorée, souvent critiquée, très rarement maitrisée et comprise ; quoique vous puissiez en penser c’est cette industrie qui m’a sauvé la vie.

J’ai très vite obtenu d’excellents résultats, trouvant enfin une scène où exprimer mes ambitions et me permettant de tracer ma propre voie, pas celle que l’on voulait que j’emprunte.

Malheureusement, après quelques mois à savourer ce succès qui m’avait fait perdre de vue mon objectif final, j’ai connu le premier mur de ma vie d’entrepreneur.

J’ai continué à chercher de nouvelles solutions, de nouveaux partenaires, de nouvelles méthodes et c’est ainsi que j’ai pu rencontrer les personnes qui ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui.

Nous avons monté notre propre société mais là aussi, nous avons rencontré un mur. Nous étions jeunes et inexpérimentés et cette première société a dû être stoppée, le temps que nous puissions chacun nous reconstruire, professionnellement et financièrement.

 

Leçon de vie

Endetté, sans revenu et détenteur d’un CV poids plume option « Bac+0 » et supplément « pas d’expérience en emploi salarié », j’ai alors entrepris de trouver un travail.

De fin 2015 à fin 2016, j’ai écumé les restaurants, les agences d’intérim, les bars, les magasins et j’ai pu décrocher un job en tant qu’agent d’accueil qui me permettait de survivre, littéralement.

Je me suis retrouvé à court de solutions et ce, jusqu’à novembre 2016 ; mois durant lequel j’ai fait la découverte heureuse de FWA. Aussi cliché que cela puisse paraître, tout a basculé et j’ai pu renouer avec le succès, accroître considérablement mes revenus, redessiner mes perspectives professionnelles, rencontrer des associés, des amis, des gens qui comptent vraiment pour moi et qui ont métamorphosé mon quotidien.

Ce court témoignage n’a pas pour but de promouvoir FWA ou d’inciter les personnes qui n’adhèrent pas à ce club à franchir le pas absolument. Mais il est une preuve de plus, s’il en fallait encore, que la vie est en dents de scie et qu’il faudrait alors l’utiliser pour couper les choses qui nous empêchent de décoller, nos peurs, notre égo, nos doutes.

Je ne peux pas savoir quel sera le prochain mur qui se dressera sur ma route mais je suis entièrement convaincu et persuadé que je possède les ressources qui seront nécessaires pour le franchir, quelle que soit sa hauteur.

Et ça, c’est la leçon la plus importante que j’ai pu apprendre, celle qui me permet d’avancer au quotidien. Vous savez désormais où j’ai pu l’assimiler et ce qui m’a permis de la comprendre concrètement.

 

Gaultier Hazoumé,
Entrepreneur et Top Ambassador FWA